
DÉVELOPPEMENT LOCAL ET RÉGIONAL
Population (indicateurs
1 et 2)
En 2001, les femmes représentaient 50,5 % de la population totale du Centre-du-Québec.
En ce qui a trait à la répartition selon le groupe d’âge,
on remarque que les femmes de moins de 35 ans sont représentées à 34,5
% comparativement à 37,0 % pour les jeunes hommes.
Entre 35 et 60 ans, le nombre de femmes est semblable
au nombre d’hommes. Cependant, à partir de 75 ans, les femmes sont
presque deux fois plus nombreuses que les hommes.
Immigration (indicateurs
3 et 4)
En 2001 :
- Les personnes immigrées représentent 1,74 % de la population
totale du Centre-du-Québec;
- On recensait 3 810 immigrantEs au Centre-du-Québec, dont 50,4 % sont
des femmes;
- 73,8 % de la population immigrante de la région se concentre dans
les deux territoires les plus urbanisés, soit dans les MRC d’Arthabaska
et de Drummond;
- Au Centre-du-Québec, 1 100 personnes sont identifiées en tant
que minorité visible, de ce nombre, 43,2 % sont des femmes.
En
1996 :
- Les femmes immigrées au Centre-du-Québec provenaient essentiellement
des États-Unis (25,6 %), de la Suisse (20,5 %), de la France (17,5 %)
et d’Haïti (6,0 %);
- 52,1 % des femmes étaient âgées de 20 ans et plus lors
de leur immigration;
- 3,4 % des immigrantes ne connaissaient ni le français ni l’anglais;
- 57,8 % des immigrantes avaient abandonné leurs études à leur
13e année d’études.
Composition
des familles (indicateurs 5 et 6)
Les familles monoparentales représentaient 14,4 % (8 860 familles) de
toutes les familles du Centre-du-Québec en 2001, ce qui correspond à une
hausse de 26,8 % comparativement à 1991. Malgré le fait que le
nombre de familles monoparentales dirigées par les hommes ait augmenté de
34,1 % entre 1991 et 2001, la proportion de celles dirigées par des
femmes demeure importante, passant de 79,0 % en 1991 à 77,7 % en 2001.
Cet écart entre la proportion des hommes et des femmes chefs de famille
monoparentale est moins prononcé au Centre-du-Québec que dans
l’ensemble du Québec (indicateur 5).
Au
Centre-du-Québec, tout comme pour l’ensemble
du Québec, le veuvage est beaucoup plus important
chez la femme que chez l’homme, et ce, dans une proportion
de 80,5 %. (indicateur 6)
Personnes
handicapées (indicateurs 7 et 8)
L’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) a lancé,
le 3 décembre dernier, un portrait statistique de la région sociosanitaire
de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ce document contient diverses
données sur la population avec incapacité au Centre-du-Québec.
Cependant, certaines données sont non sexuées ou encore regroupent
les régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Vous pouvez consulter ce document à l’adresse Internet suivante
:
http://www.ophq.gouv.qc.ca/Bibliotheque/Bureaux/Region17/Ps-04-17_Document.pdf
Soutien
technique et financier pour les entrepreneures
(indicateurs 9, 10 et 11)
En matière d’entrepreneuriat, les CLD apportent de nombreux services
d’aide technique et financière aux femmes entrepreneures, notamment
par la gestion des mesures Soutien aux travailleuses et travailleurs autonomes (STA), Fonds
Jeunes promoteurs (FJP) et Fonds local d’investissement (FLI).
Pour
la mesure STA, et ce, entre 1998 et 2002, les travailleuses
et travailleurs autonomes faisant appel aux services des
CLD sont majoritairement des hommes, soit 67 % pour les
hommes comparativement à 33 % pour les femmes. On
note toutefois une hausse de près de 30 % de la
clientèle féminine entre 2001 et 2002.
Dans
le cadre du FLI et du FJP, pour la même période
de référence, nous avons noté que les
femmes entrepreneures sont moins nombreuses à déposer
une demande d’aide (18 % pour le FLI et 22 % pour FJP).
De cet examen, il est ressorti que le taux d’acceptation
des demandes de financement pour les femmes est plus élevé comparativement
aux hommes :
- 71,4 % comparativement à 61,6
% pour le FLI;
- 79,2 % comparativement à 62,4
% pour FJP.
Femmes
et décisions (indicateur
12)
Actuellement, une seule femme représente la région à titre
de députée à l’Assemblée nationale. Et c’est
d’ailleurs la première de toute l’histoire du Centre-du-Québec.
Lors des élections provinciales d’avril 2003, six femmes (24 %)
se sont présentées parmi les vingt-cinq candidates et candidats
de la région.
Les
femmes sont aussi de plus en plus présentes sur
la scène régionale par leur participation à la
politique municipale ou par leur participation au sein
des commissions scolaires.
AUTONOMIE ÉCONOMIQUE
DES FEMMES
Marché du
travail et scolarité (indicateur 13 à 22)
En ce qui a trait à la scolarité, les femmes du Centre-du-Québec
sont davantage scolarisées que les hommes. Elles sont plus nombreuses à avoir
complété des études postsecondaires. Toutefois, l’obtention
du grade universitaire se départage à parts égales entre
les hommes et les femmes. Sur ce plan, les deux sexes sont éloignés
de la moyenne québécoise. En effet, 7,5 % des hommes et des femmes
de la région ont obtenu un grade universitaire comparativement à 14
% pour l’ensemble de la population du Québec.
Par ailleurs, une analyse par catégorie d’âge a été effectuée.
Ainsi, on note qu’une femme sur trois (33,8 %) âgée de 25 à 34
ans détient un grade universitaire, ce qui est supérieur à la
moyenne québécoise de 27,2 %. Chez les centricoises et centricois âgés
de 45 ans et plus le taux de graduées et gradués universitaires
est sous la moyenne québécoise (indicateur 13).
Les
données concernant les indicateurs du marché du
travail et de la scolarité originent des enquêtes
Relance menées par le ministère de l’Éducation
:
- La Relance au secondaire en formation professionnelle.
(Le placement au 31 mars 2002 des personnes diplômées de 2000-2001)
- La Relance au collégial en formation technique.
(Le placement au 31 mars 2002 des personnes diplômées de 2000-2001)
Les tableaux ne portent donc pas sur l’ensemble des étudiantes
du Centre-du-Québec, mais bien sur un échantillonnage. Ces enquêtes
ont pour but d’assurer notamment un suivi entre la formation donnée
et la réalité du marché du travail (indicateurs 21 et
22).
Voici les éléments principaux qui ressortent
de ces enquêtes :
- En formation professionnelle au secondaire, les secteurs où le taux
féminin au Centre-du-Québec est dominant, sont les soins
esthétiques à 100
%, la santé à 94 %, l’administration, commerce
et informatique à 86
% et l’alimentation et le tourisme à 83 %;
- En formation technique au collégial, les centricoises choisissent
davantage les domaines de la santé avec un taux féminin de 96,4
%, les services sociaux, éducatifs et juridiques avec un taux féminin
de 93,3 %, l’administration, commerce et informatique avec un taux féminin
de 61 % et l’agriculture et pêches avec un taux féminin
de 54,5 %;
- Il est toutefois possible de déterminer, à l’aide des
enquêtes Relance, les secteurs professionnels et techniques les moins
recherchés par les femmes. En effet, au professionnel (secondaire),
on n’enregistre aucune femme en mécanique d’entretien, et
seulement 1,8 % de femmes en électrotechnique, 2,9 % en bâtiment
et travaux publics et 7,5 % en entretien d’équipement motorisé.
En formation technique (collégial), seul le domaine de l’électrotechnique semble être moins recherché par les femmes en enregistrant un
faible taux féminin de 5,6 %.
- Outre ces analyses, il faut considérer que l’offre de formation
professionnelle et technique offerte au Centre-du-Québec est limitée.
Par
ailleurs, en ce qui a trait aux données sur les
métiers non traditionnels, elles datent de près
de 10 ans. Comme l’engouement des femmes aux secteurs
non traditionnels semble évoluer rapidement au fil
des années, il serait donc souhaitable d’obtenir
prochainement des données régionalisées
du ministère de l’Éducation à cet
effet (indicateurs 16 et 19).
Femmes
et sécurité du revenu (indicateur
23 à 28)
Le portrait global des centricoises à la sécurité du revenu
s’inspire grandement des données fournies par le ministère
de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille (MESSF).
- La MRC de l’Érable, avec 54,4 %, enregistre le pourcentage le
plus élevé de femmes prestataires de l’assistance-emploi
comparativement aux hommes alors que la MRC de Nicolet-Yamaska en compte le
moins avec 48,4 % (indicateur 23);
- Les femmes ont tendance à être plus nombreuses que les hommes à demeurer
longtemps à l’assistance-emploi, soit de 12 mois jusqu’à plus
de 120 mois (indicateur 25);
- Les principales raisons de la demande à l’assistance-emploi
chez les femmes sont la séparation (21,1 %), la perte d’emploi
sans droit à l’assurance-emploi (14,6 %) et la fin de l’assurance-emploi
(12,4 %) (indicateur 26);
- Chez les jeunes prestataires de moins de 25 ans, on compte légèrement
plus de femmes que d’hommes, soit respectivement 669 contre 595 (indicateur
24). En ce qui concerne les prestataires sans contrainte ou aptes au travail,
les hommes sont plus nombreux dans une proportion de 52,1 %;
- Les femmes prestataires de la sécurité du revenu sont généralement
plus scolarisées que les hommes (indicateur 27);
- L’âge moyen des femmes prestataires est de 43,4 ans et celui
des hommes de 43,2 ans;
- Finalement, les familles monoparentales prestataires soutenues par une cheffe
de famille sont davantage représentées, soit à 86,7 %
(indicateur 28).
Femmes,
entreprises et travailleuses autonomes
(indicateurs 29-40)
Jusqu’à maintenant, le secteur de l’entrepreneuriat féminin
n’a pas été beaucoup étudié dans la région
du Centre-du-Québec. C’est pourquoi la Table de concertation
du mouvement des femmes Centre-du-Québec (TCMFCQ) a mené au printemps
2003 une enquête afin d’obtenir un portrait des entrepreneures
centricoises. Sur 500 questionnaires préalablement envoyés, 151
ont été complétés, ce qui correspond à un
taux de réponse de 30,2 %. Les résultats furent compilés
et traités sous forme de tableaux. La comparaison avec l’entrepreneuriat
masculin du Centre-du-Québec est impossible en raison de l’échantillonnage
exclusivement féminin. Cette problématique est d’ailleurs
soulevée dans le préambule de la recherche.
Les
résultats de l’enquête permettent de
dresser le portrait-type des entrepreneures de la région,
c’est-à-dire une femme dans la quarantaine,
mariée ou conjointe de fait et ayant majoritairement
des enfants à charge.
Le
ministère de l’Agriculture, des Pêcheries
et de l’Alimentation (MAPAQ) a aussi fourni de l’information
en ce qui concerne les entreprises agricoles à propriété,
ou copropriété, féminine de la région.
Ces données nous révèlent que la place
des femmes dans l’agriculture est une réalité présente
sur le territoire, puisqu’elles figurent parmi les
propriétaires d’entreprises agricoles dans
une proportion de 40,5 % pour le Centre-du-Québec
(indicateurs 31 et 32). Les femmes agricultrices se spécialisent
surtout en productions céréalières
et de protéagineux, ainsi que dans le domaine de
la production de bovins de boucherie, de veaux lourds et
de bovins laitiers (indicateur 34).
Indicateurs
du marché du travail et revenu
(indicateurs 41-45)
Selon les
données du recensement de 2001, la population féminine âgée
de 15 ans et plus de la région enregistre un taux d’activité de
57,2 %, un taux d’emploi de 52,9 % et un taux de chômage de 7,4
%. Les femmes du Centre-du-Québec inscrivent des taux d’activité et
d’emploi légèrement inférieurs à la moyenne
du Québec, ce qui est plutôt négatif. Cependant, le taux
de chômage de la région est inférieur à la moyenne
québécoise, ce qui est positif. La situation du marché du
travail au Centre-du-Québec est semblable à celle du Québec;
on n’y retrouve pas d’écarts majeurs comme pour certaines
autres régions administratives (indicateurs 41, 42 et 43).
Le
revenu d’emploi moyen de la population féminine
centricoise est de 62,5 % de celui des hommes, comparativement à l’ensemble
des femmes du Québec qui gagnent 67,1 % du revenu
d’emploi des hommes (indicateur 44). En 2002, le
salaire horaire moyen des deux sexes réunis est
inférieur à la moyenne québécoise.
De plus, la Centricoise gagne 84,7 % du salaire de l’homme
(indicateur 46).
Les
femmes effectuent des travaux ménagers sans rémunération
dans une proportion légèrement supérieure à l’homme
(52,4 %) (indicateur 52).
SANTÉ
La
santé demeure un axe majeur pour bien définir
les conditions de vie des femmes. La TCMFCQ a cru bon de s’y
attarder. Ainsi le projet « À votre santé mesdames » a
pris naissance dans le but de fournir un cadre de référence
sur la santé des femmes de la région. « Il
est un message clair des femmes qui traduit leurs besoins et
leurs attentes et qui, en favorisant la concertation, veut
contribuer à améliorer leur santé. »
La
santé est aussi un thème où les données,
en comparaison avec celles des hommes, diffèrent
grandement. En effet, les faits saillants du document Regard
sur la santé et le bien-être en Mauricie et
au Centre-du-Québec (1998) révèlent
que les femmes de la région présentent des
prévalences supérieures à celles des
hommes pour les facteurs suivants :
-
L’insuffisance de poids;
- La volonté de maigrir;
- La présence de plus d’un problème de santé;
- Les problèmes de vision;
- Le niveau élevé de détresse psychologique;
- La consultation d’une professionnelle ou d’un professionnel de
la santé et des services sociaux;
- La consommation de médicaments prescrits ou non;
- L’indice de difficulté avec le ou la conjointE;
- Les paroles ou gestes à caractère sexuel au travail;
- L’absence de couverture des frais de santé par une assurance
privée.
Pour
l’Observatoire de la condition féminine du
Centre-du-Québec, la problématique régulièrement
relevée concernant les indicateurs portant sur la
santé est le jumelage des données de la région
du Centre-du-Québec avec celles de la Mauricie.
Les variables peuvent donc donner une idée de la
situation vécue, mais celle-ci reste toutefois imprécise.
Peu de données récentes sont disponibles
concernant les indicateurs touchant les volets précédents.
Fécondité (indicateurs
59-63)
Pour la région sociosanitaire de la
Mauricie-Centre-du-Québec :
Le taux de grossesses précoces (mères de moins de 20 ans) est
le 8e plus faible au Québec et se situe sous la moyenne québécoise
(indicateur 62);
Le taux de grossesses est de 60,3 pour 1 000 femmes de 14 à 44 ans (indicateur
60);
Le taux d’interruptions volontaires de grossesses (IVG) subies par des
centricoises est nettement plus faible que la moyenne québécoise
(indicateur 63).
Pour la région administrative du Centre-du-Québec
:
En 2001, l’âge moyen de la femme au Centre-du-Québec qui
donne naissance est de 27,88 ans comparativement à 28,68 ans dans l’ensemble
du Québec (indicateur 61);
La région connaît un indice synthétique de fécondité plus élevé que
la moyenne québécoise. Cet indice étant le nombre moyen
d’enfants par femme en âge de procréer (15 à 50 ans);
La région se classe ainsi deuxième après le Nord-du-Québec
pour son indice synthétique de fécondité en 2002.
La
santé mentale des femmes (indicateurs
64 et 65)
En 1998, près de 21 % des femmes présentaient un niveau élevé de
détresse psychologique. Ce taux est toutefois plus faible que la moyenne
québécoise (22,8 %) (indicateur 64).
L’information sur le taux de mortalité par suicide n’est
disponible que pour la période de 1995-1999. Au Centre-du-Québec,
ce taux surpasse la moyenne québécoise, et ce, pour toutes les
catégories d’âge, tant chez l’homme que chez la femme.
La MRC de Nicolet-Yamaska enregistre l’indice comparatif de mortalité (ICM)
pour cause de suicide le plus élevé chez la femme, soit près
du double de la moyenne québécoise (indicateur 65).
Femmes
et violence (indicateurs 66, 67 et
68)
Les données du ministère de la Sécurité publique
démontrent que les femmes sont les principales victimes de violence
conjugale et d’agression sexuelle. Parmi les organismes communautaires
oeuvrant dans la région, trois viennent en aide à ces femmes,
soit La Nacelle à Nicolet, La Volte-Face à Victoriaville et La
Rose des Vents à Drummondville. Du 1er avril 2002 au 31 mars 2003, ce
sont 473 femmes et enfants qui ont eu accès à des services d’hébergement
au Centre-du-Québec par l’entremise de ces trois maisons d’hébergement.
Problèmes
de santé (indicateurs 69 à 77)
La Régie régionale de la santé et des services sociaux
nous a renseigné sur les causes de mortalité au Centre-du-Québec. À première
vue, il est possible de constater que les causes de décès ne
varient que légèrement selon le sexe :
- Les maladies de l’appareil circulatoire sont la principale cause de
décès chez les deux sexes, respectivement à 39,4 % chez
la femme contre 32,8 % chez l’homme;
-Les tumeurs sont la deuxième cause en incidence chez les deux sexes,
mais cette fois c’est l’homme qui enregistre un taux plus élevé que
la femme avec respectivement 30,8 % et 25,9 %;
- Les lésions traumatiques et empoisonnements sont la troisième
cause de mortalité en incidence chez l’homme avec 11,4 % alors
que chez la femme, cette cause se classe au cinquième rang avec 5,2
%;
- Les autres causes en importance sont les maladies respiratoires et les troubles
mentaux (indicateur 76).
Finalement,
pour la période 1995-1999, l’espérance
de vie chez la femme au Centre-du-Québec se situe
près de la moyenne québécoise, soit
respectivement 81 ans contre 81,2 ans (indicateur 74).
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