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Le
portrait-type des entrepreneures centricoises
(Extrait du " Portrait des entrepreneures centricoises "
, publié en avril 2003, par la TCMFCQ )
Voici dessiné à grands traits un portrait des propriétaires-dirigeantes
et des travailleuses autonomes du Centre-du-Québec ;
- Lentrepreneure centricoise est une femme dans la quarantaine,
mariée ou conjointe de fait et ayant majoritairement des
enfants à charge. Elle possède un niveau de formation
supérieur à la moyenne des travailleurSEs du Québec.
- Le plus souvent, lentrepreneure avait une expérience
de travail significative en lien direct avec lentreprise quelle
dirige.
- Les entreprises dirigées par des femmes sont concentrées
dans le secteur tertiaire. En moyenne, les entrepreneures
dirigent leur entreprise depuis près de 9 ans, entreprises
qui elles, sont âgées en moyenne de 13 ans.
- Le chiffre daffaires moyen des entrepreneures centricoises
lan dernier sélevait à 1 118 604 $,
avec une médiane à 130 000 $.
- Les entreprises gérées par des femmes affichent
une croissance considérable car en deux ans leur chiffre
daffaires moyen a augmenté de 52 % pour
les propriétaires dirigeantes et de 111,6 % pour les travailleuses
autonomes.
- Il faut souligner que les entrepreneures sont très différentes
les unes des autres dans le type dentreprise quelles
dirigent. Le peu dhomogénéité
entre les entrepreneures amène une diversité de réponses
et illustre que la situation des entrepreneures dans
leur entreprise est bien différente de l'une à lautre,
quelles soient propriétaires dirigeantes
ou travailleuses autonomes.
- Dans lensemble, les entrepreneures ont investi en moyenne
près de
8 000$ pour démarrer leur entreprise. Les
propriétaires dirigeantes ont fourni près
de 50 % de plus de capitaux de départ comme entrepreneure
quune travailleuse autonome. Lépargne
personnelle, lemprunt bancaire et les subventions et programmes
gouvernementaux constituent lessentiel de la
capitalisation des entrepreneures.
- Les revenus annuels des entrepreneures sont relativement faibles
compte tenu du type de travail : leur revenu moyen
est de 31 026 $ mais 50% dentre elles gagnent moins de
23 000 $, leur revenu médian. La situation des travailleuses
autonomes est encore plus alarmante, le revenu moyen se situant
à 22 384 $ et leur revenu médian autour
de
18 400 $.
- En moyenne, les entrepreneures travaillent 42,4 heures par semaine
dont 45,7 heures pour les propriétaires dirigeantes
et 36,2 heures pour les travailleuses autonomes.
- De manière générale, les revenus dentreprise
constituent 76 % des revenus globaux des propriétaires
dirigeantes
et 81 % de ceux des travailleuses autonomes. Seulement
une entrepreneure sur cinq occupe un autre emploi que la
direction de son entreprise.
- 50 % des entrepreneures poursuivent des activités de perfectionnement.
Leurs besoins de formation se situent souvent au niveau administratif
mais aussi dans des domaines spécifiques à leur production
ou à leur offre de services.
Une entrepreneure sur trois appartient à un réseau
daffaires ou de contacts mais près de trois entrepreneures
sur quatre (73,4%) ne participent jamais à des activités
de réseautage et la principale raison invoquée pour
ne pas participer est le manque de temps.
Les suites
Compte tenu des limites de la présente enquête, certaines
questions demeurent sans réponse et certains aspects de lentrepreneuriat
féminin nécessiteraient une recherche plus approfondie.
Le financement et la capitalisation de lentreprise sont des
aspects importants de lentrepreneuriat féminin qui
demeurent encore méconnus. Lanalyse de laccès
au crédit et lutilisation des formes de capitalisation
devront faire lobjet détudes subséquentes
afin den approfondir les enjeux.
La rémunération et la conciliation travail / famille
représentent des points centraux de la recherche. Celle-ci
a mis en évidence que la rémunération des
entrepreneures centricoises semble insuffisante compte tenu
du genre de travail
que suppose la direction dune entreprise. Mais il faudrait
pousser plus loin lanalyse et étudier la rémunération
en lien avec la volonté des femmes de concilier la famille
avec le travail ainsi quen relation avec la structure économique
de la région.
Enfin, soulignons que deux entrepreneures sur trois nappartiennent
à aucun réseau daffaires et que trois entrepreneures
sur quatre ne participent jamais à des activités de
réseautage. Connaissant limportance de tisser des liens
entre entrepreneurEs pour se maintenir en affaires, il serait important
que les ressources régionales sattardent à cette
faiblesse de lentrepreneuriat féminin.
Une recherche s’est tenue à l’hiver 2003, pour
dresser un portrait des entrepreneures centricoises, tant travailleuses
autonomes que propriétaires dirigeantes. Une copie
des résultats
est disponible à nos bureaux.
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